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❓ Qu’est-ce que la PIF ?
La PIF (Péritonite Infectieuse Féline) est une maladie virale grave causée par une mutation du coronavirus félin (FCoV). Ce virus est très commun chez les chats vivant en collectivité (refuges, élevages, rues), mais seulement 5 à 10 % des chats infectés par le coronavirus développent une PIF, à cause d’une mutation virale dans leur organisme.
Elle touche majoritairement les chatons et jeunes adultes, mais peut aussi apparaître chez des chats plus âgés ou affaiblis.
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⚠️ Les différents types de PIF
Il existe 3 formes principales de PIF, chacune avec des symptômes bien différents :
💧 En cas de PIF humide, une ponction du liquide est vitale.
Le liquide peut remonter dans les poumons et provoquer une noyade.
Ponctionner permet de soulager l’animal immédiatement et de lui donner le temps que le traitement fasse effet.
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🔍 Comment poser un diagnostic ?
Le diagnostic de la PIF n’est pas toujours évident et nécessite la réactivité du vétérinaire.
Les examens les plus utilisés :
• Analyse sanguine, en particulier :
• Rapport Albumine/Globuline (A/G) : < 0,5 = très évocateur
• Anémie
• Hyperglobulinémie
• Échographie abdominale/thoracique → présence de liquide
• Analyse du liquide (si PIF humide) : jaune, visqueux, riche en protéines
• PCR (sur sang ou liquide) → détecte la mutation du virus (mais trop lent)
⚠️ Le PCR peut prendre jusqu’à 10 jours :
N’attendez pas les résultats pour débuter un traitement si la suspicion est forte.
Chaque jour compte.
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🚨 Symptômes qui doivent alerter :
• Température instable (fièvre puis chute)
• Gencives et truffe très pâles
• Perte d’appétit soudaine
• Fonte musculaire rapide (notamment du dos et du bassin)
• Gonflement du ventre
• Troubles de la vision ou de l’équilibre
• Léthargie anormale
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💊 Le traitement : une chance de survie réelle
Depuis quelques années, un traitement antiviral nommé GS-441524 a permis de sauver des milliers de chats.
Ce médicament est encore non autorisé en France, mais largement utilisé à travers le monde.
• La durée du traitement est de 84 jours minimum
• La dose dépend du type de PIF et du poids du chat (dose plus élevée pour les formes neuro)
• Le traitement agit souvent dès les 48 à 72 premières heures
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❤️ Le soutien est vital
Pendant les premières semaines de traitement, les chats sont très affaiblis. Il est indispensable de les soutenir avec :
• Gavage alimentaire doux (A/D, Recovery, mousse ou soupe appétente)
• Nutriplus Gel ou compléments riches en calories
• Stimulants de l’appétit (Eluracat, Vit’Animal…)
• Pansements gastriques (Phosphalugel, Ulcar, etc.)
• Protection hépatique ou intestinale (Smectite, Ultradiar, Florentero…)
• Suivi de la température, hydratation, pesée quotidienne
• Vitamines (B12, Fer en cas d’anémie)
• Parfois perfusion, oxygénothérapie, anti-inflammatoires selon les cas
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🏥 Notre réalité au sein de l’association
Actuellement, le CEPPAF prend en charge 7 cas de PIF :
• 🐱 Neige, guéri d’une forme neurologique de la PIF après 84 jours de traitement
• 🐱 2 chats atteints de PIF sèche
• 🐱 1 chat en PIF neuro actuellement sous traitement
• 🐱 3 cas de PIF humide, dont l’un a nécessité une ponction de plus de 230 ml de liquide abdominal
Chaque sauvetage est une course contre la montre, mais le GS sauve des vies. Grâce à lui, nous avons vu des chatons condamnés retrouver une vie normale, jouer, manger et courir à nouveau.
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📩 Besoin de conseils ou d’aide ?
Si vous êtes face à un cas suspect ou avez un doute,
n’hésitez pas à nous contacter par mail. Nous ferons tout notre possible pour vous aider.
📬 contact@ceppaf.com
NOS PIF WARRIOR
🐾 Ils ont vaincu (ou combattent encore) la PIF : histoires vraies de nos petits guerriers
La PIF (péritonite infectieuse féline) est une maladie redoutable. Mais avec de l’attention, du courage, du traitement et beaucoup d’amour, certains chatons survivent. Voici les témoignages de 5 de nos petits protégés qui ont traversé ou traversent encore cette épreuve. Ils s’appellent Neige, Tyson, Isabelle, Simplet et Gargamelle.
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🐱 Neige – De la couveuse au miracle
Neige est arrivé à l’association à seulement 15 jours de vie, sans maman. Il a été immédiatement placé en couveuse et biberonné avec le plus grand soin. Quelques semaines plus tard, il contracte une gerdiose. Grâce à un traitement adapté, il guérit rapidement.
Mais 2 mois plus tard, les premiers signes neurologiques apparaissent : perte d’appétit, troubles moteurs, affaiblissement global. Direction le vétérinaire, qui évoque une suspicion de PIF neuro, mais reste hésitant sur le traitement.
Nous n’avons pas attendu le retour du PCR (qui met jusqu’à 10 jours). Le traitement GS a été lancé immédiatement. Résultat : 10 jours plus tard, le PCR revient positif… mais Neige allait déjà mieux.
Aujourd’hui, après 84 jours de traitement, Neige est guéri. Il pèse 2 kg, joue, court, voit normalement et profite de la vie. Un miracle rendu possible par une prise en charge précoce et déterminée.


Neige premier jour de traitement
Neige Fin de Traitement
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🐱 Tyson – Le ventre qui alerte
Tyson, comme Neige, est arrivé à 10 jours de vie. Lui aussi a été biberonné, gardé en isolement et couveuse, et a également vaincu une gerdiose dans ses premières semaines.
Un jour, on remarque un ventre gonflé. On pense d’abord à des vers et on lui administre un vermifuge. Mais le lendemain, le ventre est toujours tendu. On examine alors ses muqueuses : elles sont pâles. Un signe d’anémie.
Sans attendre, le traitement GS est commencé, et Tyson est vu chez le vétérinaire dans la foulée : 50 ml d’épanchement abdominal sont ponctionnés. La suspicion de PIF humide est confirmée.
Depuis, Tyson va mieux. Il mange, joue, et continue son traitement avec une belle énergie.


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🐱 Isabelle – La discrète qui cachait une tempête
Isabelle est arrivée chez nous en septembre à 2 mois. Elle a été placée en isolement plusieurs semaines, pour s’assurer de sa bonne santé.
Mais à 6 mois, tout change. Elle présente un ventre gonflé et mou, une fonte musculaire marquée, une grande faiblesse, et des muqueuses d’une pâleur inquiétante.
Le traitement GS est débuté immédiatement, avant même la visite vétérinaire. Le lendemain, l’échographie confirme une PIF humide avec 240 ml de liquide ponctionné.
Faible et anorexique, Isabelle a nécessité gavage, compléments nutritionnels, vitamines, pansements digestifs et stimulation de l’appétit.
Aujourd’hui, elle remange seule, commence à jouer et montre une volonté impressionnante de s’en sortir. Chaque jour est une bataille, mais elle n’est pas seule.



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🐱 Simplet – Le guerrier silencieux
Simplet est arrivé avec sa maman, ses 5 frères et sœurs, tous pris en charge ensemble. Ils sont restés plus de 2 mois en box, le temps d’être en bonne santé et vaccinés.
Mais Simplet déclenche soudain une PIF humide : fonte musculaire, perte d’appétit, muqueuses blanches. Un vétérinaire évoque la suspicion de PIF, et le traitement GS est lancé immédiatement.
Depuis, il continue le traitement et montre de bons signes d’amélioration. Il reste calme, discret, mais combat avec dignité.
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🐱 Gargamelle – L’équilibriste courageux
Gargamelle est touché par une PIF neurologique. Très vite, il présente des troubles de l’équilibre, une démarche incertaine, une pupille dilatée et un comportement instable.
Il est mis sous GS à haute dose, avec un suivi étroit. Il continue à bien manger, ses troubles moteurs diminuent peu à peu, et il montre chaque jour des progrès. Gargamelle est encore en pleine bataille, mais il progresse à petits pas sûrs.
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💬 Pourquoi ces témoignages comptent
Ces histoires nous rappellent l’importance d’agir rapidement, d’écouter les signes, et de ne jamais attendre le retour d’un test quand les symptômes sont là.
La PIF n’attend pas. En quelques jours, un chaton peut sombrer… ou être sauvé si le traitement commence à temps.
C’est aussi pour cela que nous vous invitons à nous contacter dès le moindre doute. Un simple message peut sauver une vie.