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La PIF (Péritonite Infectieuse Féline) est une maladie virale grave et souvent mortelle causée par une mutation du coronavirus félin (FCoV). Très répandu dans la population féline, ce virus est asymptomatique dans 80 à 90 % des cas, mais il peut muter chez certains chats et provoquer la PIF.
La mutation se produit souvent chez les chats avec une réponse immunitaire insuffisante (jeunes chats, chats affaiblis, ou vivant en collectivité).
Il existe plusieurs formes de la maladie :
Le liquide est généralement jaune clair à paille, visqueux, riche en protéines (> 35 g/L), et pauvre en cellules. En cas d’épanchement thoracique, le liquide peut provoquer un essoufflement grave, et doit être évacué en totalité dès que possible.
➡️ Important : dans les formes humides, on peut ponctionner au maximum 10 à 20 % du volume abdominal estimé à la fois pour éviter un choc hypovolémique.
Cette forme est la plus grave et nécessite une dose plus élevée de traitement.
🔬 Comment diagnostiquer la PIF ?
Le diagnostic repose sur une association d’éléments cliniques, biologiques et d’imagerie, car aucun test unique n’est totalement fiable. Il faut :
🔎 1. Anamnèse & signes cliniques évocateurs
• Chat jeune (< 2 ans)
• Collectivité
• Apparition brutale de signes
• Fièvre non répondant aux antibiotiques
• Anémie
• Fonte musculaire
🧪 2. Analyse sanguine
Les marqueurs évocateurs :
🔬 Interprétation du rapport A/G : un indicateur essentiel dans la suspicion de PIF
Le rapport Albumine/Globuline (A/G) est un outil clé dans la détection d’une réponse inflammatoire, souvent présente chez les chats atteints de PIF. Voici ce que signifient les différents seuils :

👉 Plus le rapport est bas, plus l’inflammation chronique est intense, ce qui renforce la suspicion d’une PIF. Ce paramètre est particulièrement fiable dans les formes humides, en complément de l’hyperglobulinémie et de l’anémie.
• Hyperglobulinémie > 50 g/L
• Hypoalbuminémie
• Anémie normochrome normocytaire
• Lymphopénie
• Hyperbilirubinémie parfois
• ASAT / ALAT parfois augmentées
• Créatinine/urée parfois en cas d’atteinte rénale
🩸 3. Analyse du liquide (PIF humide)
• Aspect visqueux, jaune paille
• Riche en protéines (>35 g/L), pauvre en cellules
• Rivalta test : positif dans 85-95 % des cas
• Cytologie : macrophages abondants, peu de neutrophiles
📷 4. Imagerie
• Échographie abdominale : visualisation d’épanchements, ganglions hypertrophiés, reins anormaux
• Échographie thoracique : épanchement pleural
• Scanner cérébral ou IRM dans la forme neuro (si possible)
🧬 5. Tests moléculaires (PCR)
• PCR sur épanchement ou tissu ciblé (liquide, sang, ganglions, biopsie)
• Un PCR positif sur mutation S du FCoV est très évocateur
• ⚠️ Ne pas attendre le retour du PCR (10 à 14 jours) avant d’agir : cela peut entraîner la mort du chat. Le traitement doit être initié dès suspicion.
• Température instable (fièvre puis chute)
• Gencives et truffe très pâles
• Perte d’appétit soudaine
• Fonte musculaire rapide (notamment du dos et du bassin)
• Gonflement du ventre
• Troubles de la vision ou de l’équilibre
• Léthargie anormale
💊 Traitement de la PIF
Le traitement repose sur l’administration de GS-441524, un antiviral qui bloque la réplication du virus. Il peut être administré en :
• Injections SC (durant 6 à 12 jours au début si l’absorption orale est compromise)
• Comprimés per os (voie orale, pendant 84 jours)
📌 Posologie recommandée :
• PIF humide / sèche : 8 mg/kg/jour
• PIF avec atteinte oculaire : 10 mg/kg/jour
• PIF neurologique : 12 à 15 mg/kg/jour
L’ajustement se fait selon l’évolution et le poids
⏱️ Durée du traitement :
• 84 jours minimum
• Une analyse sanguine de contrôle est faite toutes les 4 semaines
• Une rechute peut survenir après l’arrêt → prolonger à 90 jours ou ajuster en cas de doute
⚠️ Surveillance :
• Poids quotidien
• Température matin/soir
• État général, appétit, selles
• Numération formule sanguine, biochimie toutes les 4 semaines
Les premières semaines sont critiques, il faut soutenir le chat activement :
🍽️ Alimentation
• Gavage doux avec A/D, mousse appétente, Recovery
• Nutriplus Gel (15 kcal/ml) : plusieurs fois par jour si anorexie
• Stimulants de l’appétit : Eluracat, Mirtazapine, Vit’Animal
• Sonde œsophagienne si le gavage oral est insuffisant
💊 Médicaments d’accompagnement
• Pansements gastriques : Ulcar, Phosphalugel
• Probiotiques / protecteurs intestinaux : Florentero, Ultradiar
• Suppléments hépatiques ou multivitaminés : Zentonil, Hepatosil
• Vitamine B12 injectable ou orale
• Fer en cas d’anémie sévère
• Perfusion en cas de déshydratation ou atteinte rénale/hépatique
• Antibiotiques si surinfection ou fièvre persistante
⚠️ Certains antibiotiques peuvent interférer avec le traitement GS. Évitez notamment les macrolides (azithromycine) sans avis vétérinaire.
Actuellement, le CEPPAF prend en charge 7 cas de PIF :
• 🐱 Neige, guéri d’une forme neurologique de la PIF après 84 jours de traitement
• 🐱 2 chats atteints de PIF sèche
• 🐱 1 chat en PIF neuro actuellement sous traitement
• 🐱 3 cas de PIF humide, dont l’un a nécessité une ponction de plus de 230 ml de liquide abdominal
Chaque sauvetage est une course contre la montre, mais le GS sauve des vies. Grâce à lui, nous avons vu des chatons condamnés retrouver une vie normale, jouer, manger et courir à nouveau.
📧 Contactez-nous : si vous avez le moindre doute, si vous avez besoin de conseils, si vous faites face à un cas de PIF — n’attendez pas.
Nous sommes là pour vous aiguiller, vous soutenir et, si possible, sauver une vie.
📬 contact@ceppaf.com
🐾 Ils ont vaincu (ou combattent encore) la PIF : histoires vraies de nos petits guerriers
La PIF (péritonite infectieuse féline) est une maladie redoutable. Mais avec de l’attention, du courage, du traitement et beaucoup d’amour, certains chatons survivent. Voici les témoignages de 5 de nos petits protégés qui ont traversé ou traversent encore cette épreuve. Ils s’appellent Neige, Tyson, Isabelle, Simplet et Gargamelle.
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Neige est arrivé à l’association à seulement 15 jours de vie, sans maman. Il a été immédiatement placé en couveuse et biberonné avec le plus grand soin. Quelques semaines plus tard, il contracte une gerdiose. Grâce à un traitement adapté, il guérit rapidement.
Mais 2 mois plus tard, les premiers signes neurologiques apparaissent : perte d’appétit, troubles moteurs, affaiblissement global. Direction le vétérinaire, qui évoque une suspicion de PIF neuro, mais reste hésitant sur le traitement.
Nous n’avons pas attendu le retour du PCR (qui met jusqu’à 10 jours). Le traitement GS a été lancé immédiatement. Résultat : 10 jours plus tard, le PCR revient positif… mais Neige allait déjà mieux.
Aujourd’hui, après 84 jours de traitement, Neige est guéri. Il pèse 2 kg, joue, court, voit normalement et profite de la vie. Un miracle rendu possible par une prise en charge précoce et déterminée.
Neige – Premier jour de traitement
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Neige – Fin de traitement
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Tyson, comme Neige, est arrivé à 10 jours de vie. Lui aussi a été biberonné, gardé en isolement et couveuse, et a également vaincu une gerdiose dans ses premières semaines.
Un jour, on remarque un ventre gonflé. On pense d’abord à des vers et on lui administre un vermifuge. Mais le lendemain, le ventre est toujours tendu. On examine alors ses muqueuses : elles sont pâles. Un signe d’anémie.
Sans attendre, le traitement GS est commencé, et Tyson est vu chez le vétérinaire dans la foulée : 50 ml d’épanchement abdominal sont ponctionnés. La suspicion de PIF humide est confirmée.
Depuis, Tyson va mieux. Il mange, joue, et continue son traitement avec une belle énergie.


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Isabelle est arrivée chez nous en septembre à 2 mois. Elle a été placée en isolement plusieurs semaines, pour s’assurer de sa bonne santé.
Mais à 6 mois, tout change. Elle présente un ventre gonflé et mou, une fonte musculaire marquée, une grande faiblesse, et des muqueuses d’une pâleur inquiétante.
Le traitement GS est débuté immédiatement, avant même la visite vétérinaire. Le lendemain, l’échographie confirme une PIF humide avec 240 ml de liquide ponctionné.
Faible et anorexique, Isabelle a nécessité gavage, compléments nutritionnels, vitamines, pansements digestifs et stimulation de l’appétit.
Aujourd’hui, elle remange seule, commence à jouer et montre une volonté impressionnante de s’en sortir. Chaque jour est une bataille, mais elle n’est pas seule.



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Simplet est arrivé avec sa maman, ses 5 frères et sœurs, tous pris en charge ensemble. Ils sont restés plus de 2 mois en box, le temps d’être en bonne santé et vaccinés.
Mais Simplet déclenche soudain une PIF humide : fonte musculaire, perte d’appétit, muqueuses blanches. Un vétérinaire évoque la suspicion de PIF, et le traitement GS est lancé immédiatement.
Depuis, il continue le traitement et montre de bons signes d’amélioration. Il reste calme, discret, mais combat avec dignité.
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Gargamelle est touché par une PIF neurologique. Très vite, il présente des troubles de l’équilibre, une démarche incertaine, une pupille dilatée et un comportement instable.
Il est mis sous GS à haute dose, avec un suivi étroit. Il continue à bien manger, ses troubles moteurs diminuent peu à peu, et il montre chaque jour des progrès. Gargamelle est encore en pleine bataille, mais il progresse à petits pas sûrs.
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Ces histoires nous rappellent l’importance d’agir rapidement, d’écouter les signes, et de ne jamais attendre le retour d’un test quand les symptômes sont là.
La PIF n’attend pas. En quelques jours, un chaton peut sombrer… ou être sauvé si le traitement commence à temps.
C’est aussi pour cela que nous vous invitons à nous contacter dès le moindre doute. Un simple message peut sauver une vie.