Vous avez donc préparer votre stylo plume et votre feuille vierge ? C’est parfait, merci pour votre dévouement ! Nous avons préparer rien que pour vous ce modèle de lettre que vous pouvez adresser aux Maires.

Monsieur le Maire, Madame le Maire,

Au XXIe siècle, il est urgent de reconnaître enfin aux animaux sentiments non humains des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement : droit à la vie, à la liberté, à ne pas être exploité ni torturé.

Les animaux sauvages appartiennent à la seule nature. Nous les avons réduits en esclavage pour servir nos propres fins
égoïstes. A l’instar du sexisme et du racisme, le spécisme (discrimination sur la base de l’espèce) est un fléau que chaque personnalité politique se devrait de reconnaître et de combattre.

A ce titre, l’opposition de plusieurs maires à l’esclavage animal dans les cirques devrait servir d’exemple à tous. En
effet, leur décision d’interdire les cirques détenant des animaux sauvages dans leur commune honore la France – un
pays malheureusement en retard sur la question fondamentale de l’éthique animale, sans laquelle les mots d »humanité » ou de « civilisation » ne veulent rien dire.

Les animaux sauvages utilisés par les cirques sont constamment déplacés d’une représentation à une autre dans un
environnement où leurs besoins les plus élémentaires ne peuvent être satisfaits. Plus de 90 % du temps, ils sont enfermés dans
des wagons pour « bestiaux » ou des enclos temporaires stériles, et peuvent être battus et punis dans le cadre de méthodes de formation inhumaines. Cela n’a rien d’un divertissement.

Ils sont privés de tout ce qui est leur naturel et important. Ils ont l’âme brisée et sont isolés, enchaînés, seuls, dégradés et
désœuvrés. Les comportements tels que faire les cent pas, mordre les barreaux, tourner en rond et s’automutiler sont
fréquents chez les animaux du spectacle. Il est clairement établi que ce comportement névrotique est causé par la
captivité et un mode de vie artificiel.

Parce que les animaux ne font pas naturellement de la bicyclette, ne se tiennent pas sur la tête, ne font pas l’équilibre sur des
ballons ou ne sautent pas à travers des cerceaux de feu, les entraîneurs utilisent des fouets, colliers serrés, muselières,
matraques électriques, baguettes avec crochet et autres outils douloureux pour les forcer à effectuer leur spectacle. La
punition physique a longtemps été la méthode standard de formation des animaux dans les cirques.

L’utilisation d’animaux sauvages potentiellement dangereux dans les spectacles menace également la sécurité du public et met en danger les enfants. Les animaux en captivité sont connus pour craquer sous la pression. Des dizaines de morts et de
blessés ont été recensés – tous accidents attribuables aux animaux détenus dans les cirques ou d’autres environnements de
captivité.

Un nombre croissant de villes et pays dans le monde ont restreint ou interdit l’utilisation d’animaux pour
l’amusement tels que le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark, la Finlande, l’Autriche et l’Inde.

Les temps ont évolué. Il n’est plus acceptable de traiter les animaux comme des objets pour notre amusement. J’espère que vous en êtes d’accord et que vous donnerez l’exemple vis-à- vis des autres villes de France en refusant d’accorder des permis pour les cirques avec animaux sur le territoire public.

En votre qualité de maire et selon l’article 211 du Code rural, vous avez le pouvoir de prendre des mesures de nature
à prévenir les risques pour la sécurité des personnes que peut présenter la présence d’animaux sur le territoire de
(commune), et ainsi refuser l’installation d’un cirque détenant des animaux d’espèces non domestiques.

Je vous saurais infiniment gré de prendre cette décision qui va dans le sens de l’éthique et du bien commun.

Dans l’attente de votre action, veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

Signature.